Une étude menée dans la région de Boeny met en lumière une disparité significative dans l’accès à la terre : 46 % des femmes seulement possèdent des terres en propre, contre 67 % des hommes. Ces inégalités sont particulièrement marquées dans les dynamiques familiales, où les normes et pratiques locales jouent un rôle déterminant.
Bien que la législation malgache prévaut l’égalité entre filles et garçons en matière de succession, les pratiques familiales, surtout en milieu rural, désavantagent souvent les femmes que ce soit vis-à-vis de ses frères ou de son mari. Parmi les modes d’accès au foncier, l’héritage et la donation sont les plus fréquents pour elles, mais ils tendent à privilégier les hommes. La capacité des femmes à hériter dépend souvent de facteurs tels que leur statut matrimonial, leur résidence, et leur appartenance identitaire. En revanche, l’achat de terres, moins influencé par ces normes familiales, constitue un moyen pour les femmes de compenser, dans une certaine mesure, ces inégalités.
Ces inégalités foncières ont été discutées lors d’un atelier de restitution organisé le 22 novembre par le réseau Think tany, avec le soutien du Comité Technique Foncier et Développement CTFD). Les débats, alimentés par les recherches de Salohy Rafanomezantsoa, doctorante à ABIES – CIRAD et membre de Think Tany, ont mis en lumière les défis liés à l’accès et à la sécurisation foncière pour les femmes à Madagascar
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Comité Technique Foncier et Développement - CTFD
